30/08/2009

Climat et Justice Sociale – de Genève à Copenhague

Samedi 29 Août a eu lieu à Genève et Onex une manifestation publique autour du plus grand drapeau suisse. Les habitants et membres des associations étaient invités à soumettre leur souhait pour le climat en préparation de la conférence de Copenhague.

Un résumé de ce bel évènement en quelques photos et un discours…

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Pour plus d’informations: http://climatetjusticesociale.wordpress.com


Résoudre le problème du climat est une nécessité à l’échelle mondiale mais c’est également un enjeu pour Genève.

Nous devons nous donner les moyens aujourd’hui de créer à et pour Genève un modèle de vie durable. Il est essentiel de développer à Genève une infrastructure de transport écologique et efficace – en étendant le réseau de tram, en construisant le CEVA ou encore en construisant des pistes cyclables “de Versoix à Asnières”, nous mettrons en place le réseau dont Genève a besoin – comme il l’est de poursuivre l’isolation et l’assainissement des bâtiments. Nous devrons construire un consensus autour d’un projet écologique à Genève en favorisant les entreprises qui s’engagent sur la voie du développement durable. Enfin, il sera important de réfléchir à de nouveaux modes de consommation, car nous savons aujourd’hui qu’adapter sa consommation aux défis du climat ne signifie pas perte de la qualité de vie mais permet de poser les bases d’une société plus durable.

Mais Genève est également un lieu de rencontres internationales et en tant que telle, elle se doit de promouvoir un modèle global de solidarité internationale qui intègre l’aspect climatique. Nous ne pouvons pas nous désengager de notre responsabilité envers le climat et nous ne devons pas attendre des seuls pays du Sud qu’ils réalisent les efforts nécessaires.

J’ai eu la chance il y a quelques années de vivre quelques temps en Australie. L’un des sujets phare des actualités de l’époque était la demande de visa pour les premiers réfugiés climatiques de la planète: les habitants de Vanuatu. Cet archipel du pacifique est tellement impacté par le dérèglement climatique que son gouvernement doit prévoir dès aujourd’hui l’exode massif de sa population dans les années à venir. Deux demandes de visa ont été déposées: l’une au gouvernement australien, l’autre au gouvernment de la Nouvelle Zélande. L’Australie, notamment un grand producteur de charbon, avait refusé de signer le protocole de Kyoto et considérait que le problème des émissions de carbone pouvait être “résolu” par des programmes de compensation sans penser à adapter sa production ou sa consommation. Le gouvernement de la Nouvelle Zélande, lui, avait accepté de signer le protocole de Kyoto. Incidemment, la Nouvelle Zélande accepta une arrivée progressive des réfugiés, tandis que l’Australie refusa globalement la demande comme étant infondée.

Cet exemple illustre deux options par rapport à un choix identique: ignorer le problème et ne pas se remettre en cause ou prendre conscience des enjeux du climat, pas seulement ici et maintenant, mais pour les générations futures et dans tous les pays du globe.

En nous ayant délivré leur souhait pour le climat, les habitants de Genève nous ont délivré un message. Celui de leur volonté, par leur engagement associatif, politique ou personnel d’être les acteurs du changement. Ce message, nous le transmettrons aux négociateurs de Copenhague, mais nous le recevrons pour nous même aussi. Pour ne pas oublier la voie à suivre.

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23:56 Écrit par Aurore Bui dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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