26/02/2010

Des enjeux d'avenir pour la région Arve-Lac

Pour les petites communes et peut-être encore plus particulièrement pour les communes de la région Arve-Lac, les enjeux des prochaines années vont être cruciaux.

Certains projets de mobilité, et notamment la traversée du lac risquent d'impacter fortement la région Arve-Lac. Il suffit de voir le tracé "promu" par Mark Muller (voir tdg: http://www.tdg.ch/geneve/actu/conseil-etat-genevois-trave...), il assassine de nombreux hauts-lieux et autres réserves naturelles de la campagne genevoise: Pointe à la Bise, Pallanterie, Choulex, Carre d'Aval, Puplinge, Seymaz. Or la préservation de la campagne n'est pas une fin en soi: elle est essentielle à la qualité de vie dans le canton de Genève.

De plus, avec le manque de logement, la pression s’accentuera sur la zone agricole et il sera essentiel de s’assurer de la cohérence globale des projets de construction avec l’infrastructure existante. Quid d'un projet comme celui des communaux d’Ambilly sans développer auparavant une infrastructure de transport performante? L'acceptation par le peuple du CEVA est à ce titre essentiel. Mais de nouveaux enjeux apparaissent désormais: doit-on construire (selon le projet actuel des CFF) une tour de 12 étages à la nouvelle gare de Chêne-Bourg? De quelle manière seront gérées les interconnections des lignes de bus de la campagne genevoise avec le CEVA?

Nous devrions nous atteler à développer une "éco-région" dont les impératifs économiques à court terme ne primeraient pas. En clair, une région inscrite dans le développement durable...

 

13:03 Écrit par Aurore Bui dans Commerce, Développement durable, Economie, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Aurore Bui,
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"Nous devrions nous atteler à développer une "éco-région" dont les impératifs économiques à court terme ne primeraient pas. En clair, une région inscrite dans le développement durable..."
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Je ne peux que souscrire à cette intention. Est-ce que je peux vous demander quelles sont les frontières de l'éco-région que vous évoquez ?
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Merci

Écrit par : lucides | 26/02/2010

Bonjour Lucides,
Dans mon cas, et par rapport aux problématiques que j'abordais, je me référais à la région arve-lac, c'est à dire la campagne genevoise mais aussi les communes françaises alentour. Certains problèmes de mobilité ne se résoudront en effet pas en travaillant seuls sur ces thématiques.

Cela dit, cette réflexion pourrait s'élargir à d'autres communes de l'agglomération genevoise...

Aurore

Écrit par : Aurore Bui | 26/02/2010

En effet Aurore Bui, mais il faut également comprendre que si les constructions nécessaires au développement de Genève ne se font pas sur le territoire du canton, elles se font en France voisine ou dans le canton de Vaud. Une certaine densité et des temps de parcours réduits, des distances courtes favorisent les transports en commun. Sans "la tour de 12 étages de la gare de Chêne-Bourg", ou iront habitez ceux que le développement économique de Genève attirent. En France voisine? Comment viendront-ils travailler à Genève? En transport en commun?
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Soit Genève construit à l'intérieur du périmètre déjà construit, cela s'appelle la densification et cela permet les transports en commun, soit les projets sont bloqués à Genève et la campagne Genevoise est traversés par les voitures des frontaliers que Genève ne veux pas loger.
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Ou alors, soyons révolutionaires, augmentons les impôts sur les sociétés afin de bloquer le développement économique de Genève et part la même le nombre de personnes à loger.
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Personnellement, en temps d'écologiste, qu'en pensez-vous?
Allez lire les blogs d'antoine Vielliard si vous manquez d'infos.

Écrit par : lucides | 26/02/2010

Bonjour lucides,
Merci de votre commentaire. Je connais les positions d'Antoine Vielliard et si certains éléments de réflexion qu'il propose sont intéressants, son regard est biaisé par les perspectives électorales françaises prochaines.

Pour répondre brièvement à votre question, par définition, un développement durable devrait être un développement supportable. Je suis d'accord avec vous sur le fait que la promotion économique à Genève s'est faite sans une vision globale, c'est à dire sans l'intégrer dans une démarche d'aménagement du territoire et de mobilité.

Mais je ne pense pas que seuls les français aient soufferts de ces problèmes. Pour prendre un exemple connu, l'arrivée de Procter & Gamble à Genève a fait flamber le marché de l'immobilier et si certains en ont profité, les logements destinées aux familles (4 à 5 pièces genevois) sont devenus inaccessibles.

De plus, s'il faut effectivement densifier, il faut le faire dans une certaine cohérence au niveau de l'urbanisme. En choisissant les zones (afin de préserver la zone agricole qui est un poumon pour la région) et en construisant dans des formats adaptés. Et non, je ne pense pas que des tours de 12 étages soient un format adapté.

En ce qui me concerne, j'ai tendance à prôner le développement d'activités de proximité ou, en cas de "promotion économique", c'est à dire d'arrivée de nouvelles activités sur le territoire, je milite pour qu'une analyse d'impact globale ait lieu.

Aurore

Écrit par : Aurore Bui | 01/03/2010

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